Allez, Yahoo. Je me suis forcé a ce qu'on comprenne la transition.
Fardeau. On m'avait toujours appelé comme ça. Depuis ma mère qui se plaignait tout le temps qu'elle aurait put accomplir tellement si je n'avais pas été la... Mon père qui affirmait qu'il aurait put s'élever socialement si il n'y avait pas eut une bouche de plus a nourrir. Même grand mère me nommait comme çà quand j'engloutissais le pot de confiture. Je n'étais doué en rien. Il fallait le dire. Je n'étais pas intelligent, je n'avais pas d'étincelle de génie. Et loin de la, je me portais bien. J'avais fait carrière. Mes parents s'étaient débarrassés de moi avant ma majorité, en réalité. Quoi que le terme majorité soit un peu vague, de la ou je venais.
J'avais fait carrière. J'étais devenu garde. Des rondes de nuit dans une ville calme. Quelques chamailleries, quelques bandits a courser de temps en temps. Avec ma carrure, je n'eut pas trop d'ennuis. Mis a part ça, la vie était calme.
J'avais été envoyé, un jour, combattre de quelconque assaillant. Le château était constament attaqué, a cette période la. Le successeur venait juste d'être intronisé. Des tas de gens voulaient voir si il en valait la peine. Et puis, c'était surement ce jour la que l'Empereur blanc serait le plus faible. Cela dit, ça ne suffit pas. Ce jour la, j'assistais malgré moi a un gigantesque combat. J'en étais un pion.
J'avais ferraillé, tranché du nomade, ouvert des cranes, défendu une position. Le chef de l'escadrille s'était faire ouvrir le ventre au bout de quelques minutes. Il avait décidé de prendre l'initiative d'attaquer par un flanc ou un autre.
Un messager était venu. Il m'a dit « T'es désormais le commandant. Tu donnes des ordres. »
J'avais répondu « Pourquoi moi? Quels sont les ordres? » Le messager avait sourit une fois, m'avait dit « L'Empereur blanc m'a dit « Le premier de l'escadrille que tu vois deviendra leur commandant. Tenez position. » ».
Il était reparti aussi sec. Et nous avions gardé position. Malgré les traits de balistes qui balayaient les environs. Malgré la cavalerie qui fonçait sur nous.
La cavalerie avait été balayé quelques minutes avant de nous atteindre par des archers qui surgissaient de nul part. J'avais contribué a la victoire en tenant position.
L'Empereur blanc était venu me féliciter en personne. Il m'avait dit qu'il avait énormément de soldat. Mais que peu écoutaient les ordres comme je le faisais. Et qu'il avait besoin de gens comme moi.
L'Empereur blanc, il foutait la frousse. Lorsque tu le voyais, t'avais une chance sur deux de trembler des jambes. C'était un réflexe moteur. Comme la tape réflexe sur la jambe, la. Moi qui était déjà sacrement carré, il me dépassait totalement. Dans tous les sens du terme. A l'époque, tout le monde me surnommait « L'armoire. » Il m'avait regardé et avait fait « L'armoire , un gars comme vous ne peut pas rester au placard. Vous ferez parti de la garde du château. »
Le château. C'était pas n'importe quoi. C'est pas comme si il y en avait d'autre. Le château était une battisse qu'on pourrait caractériser d'imposante. Les lieux dégageaient une sorte d'aura. Une aura Massive. Solide. Impassible. On avait l'impression d'être devant un gigantesque arbre qui aurait traversé le temps. Et de se sentir comme un petit gland.
J'étais rapidement devenu une fourmi dans le château. J'avais eut le loisir de me perdre dans ses dédales, D'observer les geôles. Anecdotes intéressante, on m'avait pas assigné de chambre. L'intendant, un vieux gars tout sec, m'avait regardé pendant une fraction de seconde avant de me dire qu'il n'avait pas le temps. L'intendant n'était pas quelqu'un de désagréable. Le sous intendant, lui, était particulièrement désagréable. Comme tous les gens du château, en vérité. Tous se comportaient de façon... étrange. Ils se prenaient au sérieux. Comme si ils étaient tous très importants. Le chef cuisinier avait dit un jour, pour illustrer ces propos « Ils ont tous conscience que le battement d'aile d'un papillon peut déclencher des ouragans a l'autre bout du monde. C'est l'effet boule de... » Puis, le chef cuisinier avait cherché un mot. Il avait regardé le plafond comme si la solution était inscrite dessus. Puis, il était parti parce que ça sentait le brulé.
Le chef cuisinier était quelqu'un d'à peu près agréable. Déjà , quand il était la, ça sentait toujours bon. Il charriait avec lui un lourd bagage d'odeur. En le reniflant avec un peu d'attention, on pouvait savoir le menu du jour. Ou d'hier. Le cuisinier n'avait pas toujours le temps de se laver. . Bon, avouons le, il ne s'occupait principalement que de préparer les menus. Cela dit quand il cuisinait, On le sentait dans son plat. Soit il y avait un relent du repas de la veille, soit un arrière goût de savon.
Le travail au château n'était pas de tout repos. Ça brassait tellement de monde qu'on avait pas le temps de s'ennuyer. J'étais passé, un jour , du statut de « L'armoire » a « Chef de la garde ».
Ça avait été cool. Le temps passait. Plus je gagnais du grade et de l'assurance et moins j'en faisais. J'étais même aller retourner voir mes parents. La maison familiale était complètement vide. J'avais juste retrouvé des vieux portrait de famille. Un portait d'un vieil homme moustachu qui me ressemblait. Surement un arrière grand père. En tout cas, j'avais trouvé la moustache particulièrement élégante.
Je me l'étais laissée poussée.
Puis, il s'était passé des choses étranges. Moi qui avait toujours vécu sans... L'étincelle qui faisait de moi un génie? On m'avait apporté quelque chose. Une connaissance. Avec elle était venu l'envie de pouvoir. C'était une soif grandissante qui m'avait surpris. Une nuit, je m'étais réveillé en me disant « Pourquoi pas moi. »
La mort de l'empereur avait été annoncée. Et je savais pertinemment qui était son descendant.
Si je n'avais pas eut ce savoir en ma possession, je n'aurais pas put tenté ce que j'avais tenté.
Nous avions été Sept a récupérer ce savoir. Et j'allais être le premier a m'en servir.
J'avais monté seul l'expédition. Pour récupérer ce qui ferait de moi le nouvel Empereur Blanc.
Ces histoires de sang, c'était pas vraiment vrai. On pouvait accéder au statut sans être le descendant de l'ancien Empereur. Il fallait pour cela juste avoir été de ceux qui avaient lu le parchemin. Cela dit, j'avais compris la nécessité d'avoir toujours un descendant sous la main.
Préparer l'expédition avait été plutôt difficile. Pourquoi? J'étais dans un château qui faisait le deuil de l'empereur blanc. En plus, vu qu'il y avait un titanesque banquet de prévu, il y avait des milliers de gêneurs en plus. Et j'avais des responsabilités.
J'étais parti seul.
J'avais fait le chemin seul.
J'avais affronté les périls seul.
Et j'étais enfin arrivé. Je refermais la porte massive, derrière moi. Je n'aurais jamais pensé trouver un tel lieu ici. Labyrinthe, Piège... On ne pouvait vraiment pas trouver ce lieu par hasard. Dans la gigantesque pièce, il n'y avait aucun lumière. Pourtant, quelque chose luisait dans les ténèbres. Un léger scintillement. Un scintillement argenté. Je m'étais lentement avancé. J'avais fait quelques pas. Puis, la porte s'était ouverte. Une lumière de torche. Je me retournais. Et je découvrais avec stupeur les couloirs du château. Alors que j'étais... La personne qui avait ouvert la porte connaissait le secret.
Et elle avait la clef blanche. .
Je posais instinctivement la main a la garde de mon épée. Enfin, je posais la main dans le vide. Ce sous intendant ; qui était devenu intendant a la mort du vieux; m'avait pris mon épée. Je me retrouvais desarmé. Mon opposant le savait. Il était la lorsque l'intendant était revenu de l'allée blanche sans le bébé. Enfin, peu importe. Quelque chose tournoya dans la salle. Elle vint me frapper directement a la tête. Je sentis le choc m'assommer. Puis, je me vis chuter.
J'avais vu la porte se refermer. Et je l'avais vu s'avancer vers le scintillement. Ce scintillement était l'armure. Je le savais. Lui aussi. Mon opposant avait mis l'armure sous mon regard impuissant. J'aurais voulu lui dire quelques insultes. La lumière était lentement venu dans la pièce.
L'armure lui allait comme un gant. Il s'était lentement retourné vers moi. Il avait regardé sa main. Puis, il avait froncé les sourcils et sa main s'était recouverte de plaque. Il avait serré son poing soudainement gantelé. Puis, il s'était mis a marcher vers moi. Le métal argenté courrait sur son corps. Un pantalon de maille, un casque tous deux argentaient étaient apparus. Ses cheveux prirent une teinte blanche. La salle bourdonnait d'une énergie puissante. J'avais eut une poussée d'adrénaline. Comme un lapin qui savait que si il ne bougeait pas rapidement, c'était ce camion qu'il allait ramasser dans le buffet. Un camion d'argent.
La main gantelée crépitait d'étincelles argentés. Je m'étais levé et avait couru vers la porte. J'avais récupéré la clef et avait dit la première chose qui me passait par la tête. J'avais ouvert la porte, avait remarqué que le lieu avait changé et m'était engouffré dans ce lieu. J'avais vu le nouvel Empereur Blanc m'insulter. J'avais senti la colère bouillonner. Les étincelles blanches crépitaient tout autour de lui. Tout autour de lui s'était aggloméré des lames blanches. Il m'avait insulté une dernière fois et j'avais vu une pluie de lame s'abatre sur moi. J'avais fermé la porte. J'avais retiré la clef.
Et j'avais soufflé. Je m'étais alors retourné. Mon visage était a quelques centimètre d'un visage familier. Le comptable. Nous étions dans un espace plutôt clos. Nous étions dans des toilettes. Tous les deux. J'avais dit le premier lieu qui m'était venu a l'esprit. L'homme singe avait eut le temps de voir le nouveau Empereur blanc. Même si dans l'absolu, la chose qui le dérangeait le plus dans l'immédiat, c'était l'intrusion d'un moustachu pendant qu'il faisait ses besoins.
Il m'avait fait un sourire forcé. Enfin, avec les hommes singes, tout semble forcé. Je relativisais, une seconde. J'étais un homme carré et c'était un comptable maigrichon. J'avais une moustache parfaitement taillée et il avait une pilosité mal entretenue. Et enfin, j'avais l'avantage de ne pas avoir le pantalon baissé. J'avais récupéré la clef. Et j'étais sorti.
J'avais fait une chose que je n'avais jamais fait avant. J'avais réfléchi. J'allais mourir si je restais trop dans les environs. Quel chance, j'avais le moyen de me mettre en sureté. Je tenais la solution dans le creux de ma main.
Cela faisait a peine une semaine que l'Empereur blanc était mort. Et je devais déjà envisager de fuir.
J'avais pris la première porte. Et j'étais retourné chez moi. La maison de la famille. J'allais voir comment les choses allaient s'arranger. Je me laissais un certain temps. Je n'allais surement pas faire tomber ce nouvel Empereur blanc tout seul. Le temps passait vite. J'avais trouvé une utilité dans le village. J'avais réaménagé l'ancienne maison familiale. Je m'étais découvert un talent certain pour transmettre le savoir. J'étais devenu maitre d'arme.
Puis, vint un jour ou je retournais au château. C'était dangereux, je crois. Mais, ça n'était égal. J'étais curieux.
Les couloirs m'avaient parus particulièrement vide.
Au détour d'un couloir, j'avais croisé un garde qui m'avait regardé avec un air soupçonneux.
Air que je n'avais jamais su faire quand moi même j'étais garde. J'avais une palette limitée d'émotion.
Soit Méfiant, Soit pas méfiant.
A l'époque, je crois que je n'aurais pas su faire la différence entre soupçonneux et méfiant. Mais, les temps avaient changé. J'avais changé.
Les couloirs me paraissaient aussi plus propre. Puis, au détour d'un couloir, je l'avais croisé.
L'Empereur Blanc. Il avait paru légèrement surpris de me voir. Il avait souri. Puis, il avait levé la main vers moi. Et une étincelle crépitante m'avait touché a l'épaule. Nous étions a plusieurs mètres. Mais le coup me tétanisa. Je reculais de quelques mètres. La terreur me gagnait. Je me mis a courir comme un fou a travers les couloirs vide. Il me suivait. Ma peur montait au fur et a mesure que le bruit de ses pas se rapprochaient.
Puis, je remarquais que j'étais devant une porte. A ma droite, des escaliers descendaient vers les geôles. J'essayais de rentrer la clef blanche dans la serrure. Mes mains tremblaient.
Lorsque j'arrivais, je sentais une main gantelée se poser sur mon bras.
Je me retournais, faisant face au colosse d'argent. Je me sentais minuscule.
Je savais que je ne pouvais pas fuir. Plus maintenant. Et il m'oppressait. Je le sentais, sur moi, prêt a m'écraser.
Dans le fond de mon esprit, une idée commença a naitre.
-Ou Veux Tu Aller, Petit Rat?
-Je suis L'armoire. Tu dois le savoir, depuis le temps.
-Les Temps Ont Changé. J'ai Accompli Des Choses Que Je N'Aurais Jamais Fait Auparavant. Et Toi, Tu N'es Rien.
Chacun de ses mots semblaient faire vibrer les murs. Je frémissais malgré moi. J'avais beau essayer de me concentrer, mes jambes tremblaient.
-Tu sais, parfois, un papillon peut créer une tornade. C'est L'effet Boule Deux.
Je tournais la clef. Je murmurais les mots.
Il y avait un compte que tout les enfants connaissaient. L'histoire d'un vieil homme tellement têtu qu'il pensait pouvoir vaincre la mer. Il avait nommé ma maison « L'ilot ». Il était sur que ce nom la préserverait de la marée. Mais, la mer avait fini par submerger la maison et l'homme était mort. La morale était « Il faut pas lutter contre les forces de la nature, C'est crétin. ». L'histoire du vieil homme et de la mer.
-L'ilot.