Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 16:10
Encore plein de fautes ^^ 

Allez, Yahoo. Je me suis forcé a ce qu'on comprenne la transition.



 

Fardeau. On m'avait toujours appelé comme ça. Depuis ma mère qui se plaignait tout le temps qu'elle aurait put accomplir tellement si je n'avais pas été la... Mon père qui affirmait qu'il aurait put s'élever socialement si il n'y avait pas eut une bouche de plus a nourrir. Même grand mère me nommait comme çà quand j'engloutissais le pot de confiture. Je n'étais doué en rien. Il fallait le dire. Je n'étais pas intelligent, je n'avais pas d'étincelle de génie. Et loin de la, je me portais bien. J'avais fait carrière. Mes parents s'étaient débarrassés de moi avant ma majorité, en réalité. Quoi que le terme majorité soit un peu vague, de la ou je venais.

J'avais fait carrière. J'étais devenu garde. Des rondes de nuit dans une ville calme. Quelques chamailleries, quelques bandits a courser de temps en temps. Avec ma carrure, je n'eut pas trop d'ennuis. Mis a part ça, la vie était calme.

J'avais été envoyé, un jour, combattre de quelconque assaillant. Le château était constament attaqué, a cette période la. Le successeur venait juste d'être intronisé. Des tas de gens voulaient voir si il en valait la peine. Et puis, c'était surement ce jour la que l'Empereur blanc serait le plus faible. Cela dit, ça ne suffit pas. Ce jour la, j'assistais malgré moi a un gigantesque combat. J'en étais un pion.

J'avais ferraillé, tranché du nomade, ouvert des cranes, défendu une position. Le chef de l'escadrille s'était faire ouvrir le ventre au bout de quelques minutes. Il avait décidé de prendre l'initiative d'attaquer par un flanc ou un autre.

Un messager était venu. Il m'a dit « T'es désormais le commandant. Tu donnes des ordres. »

J'avais répondu « Pourquoi moi? Quels sont les ordres? » Le messager avait sourit une fois, m'avait dit « L'Empereur blanc m'a dit «  Le premier de l'escadrille que tu vois deviendra leur commandant. Tenez position. » ».

Il était reparti aussi sec. Et nous avions gardé position. Malgré les traits de balistes qui balayaient les environs. Malgré la cavalerie qui fonçait sur nous.

La cavalerie avait été balayé quelques minutes avant de nous atteindre par des archers qui surgissaient de nul part. J'avais contribué a la victoire en tenant position.

 

L'Empereur blanc était venu me féliciter en personne. Il m'avait dit qu'il avait énormément de soldat. Mais que peu écoutaient les ordres comme je le faisais. Et qu'il avait besoin de gens comme moi.

 

L'Empereur blanc, il foutait la frousse. Lorsque tu le voyais, t'avais une chance sur deux de trembler des jambes. C'était un réflexe moteur. Comme la tape réflexe sur la jambe, la. Moi qui était déjà sacrement carré, il me dépassait totalement. Dans tous les sens du terme. A l'époque, tout le monde me surnommait «  L'armoire. » Il m'avait regardé et avait fait «  L'armoire , un gars comme vous ne peut pas rester au placard. Vous ferez parti de la garde du château. »

 

Le château. C'était pas n'importe quoi. C'est pas comme si il y en avait d'autre. Le château était une battisse qu'on pourrait caractériser d'imposante. Les lieux dégageaient une sorte d'aura. Une aura Massive. Solide. Impassible. On avait l'impression d'être devant un gigantesque arbre qui aurait traversé le temps. Et de se sentir comme un petit gland.

 

J'étais rapidement devenu une fourmi dans le château. J'avais eut le loisir de me perdre dans ses dédales, D'observer les geôles. Anecdotes intéressante, on m'avait pas assigné de chambre. L'intendant, un vieux gars tout sec, m'avait regardé pendant une fraction de seconde avant de me dire qu'il n'avait pas le temps. L'intendant n'était pas quelqu'un de désagréable. Le sous intendant, lui, était particulièrement désagréable. Comme tous les gens du château, en vérité. Tous se comportaient de façon... étrange. Ils se prenaient au sérieux. Comme si ils étaient tous très importants. Le chef cuisinier avait dit un jour, pour illustrer ces propos «  Ils ont tous conscience que le battement d'aile d'un papillon peut déclencher des ouragans a l'autre bout du monde. C'est l'effet boule de... » Puis, le chef cuisinier avait cherché un mot. Il avait regardé le plafond comme si la solution était inscrite dessus. Puis, il était parti parce que ça sentait le brulé.

Le chef cuisinier était quelqu'un d'à peu près agréable. Déjà , quand il était la, ça sentait toujours bon. Il charriait avec lui un lourd bagage d'odeur. En le reniflant avec un peu d'attention, on pouvait savoir le menu du jour. Ou d'hier. Le cuisinier n'avait pas toujours le temps de se laver. . Bon, avouons le, il ne s'occupait principalement que de préparer les menus. Cela dit quand il cuisinait, On le sentait dans son plat. Soit il y avait un relent du repas de la veille, soit un arrière goût de savon.

 

Le travail au château n'était pas de tout repos. Ça brassait tellement de monde qu'on avait pas le temps de s'ennuyer. J'étais passé, un jour , du statut de «  L'armoire » a « Chef de la garde ».

 

Ça avait été cool. Le temps passait. Plus je gagnais du grade et de l'assurance et moins j'en faisais. J'étais même aller retourner voir mes parents. La maison familiale était complètement vide. J'avais juste retrouvé des vieux portrait de famille. Un portait d'un vieil homme moustachu qui me ressemblait. Surement un arrière grand père. En tout cas, j'avais trouvé la moustache particulièrement élégante.

 

Je me l'étais laissée poussée.

 

Puis, il s'était passé des choses étranges. Moi qui avait toujours vécu sans... L'étincelle qui faisait de moi un génie? On m'avait apporté quelque chose. Une connaissance. Avec elle était venu l'envie de pouvoir. C'était une soif grandissante qui m'avait surpris. Une nuit, je m'étais réveillé en me disant «  Pourquoi pas moi. »

 

La mort de l'empereur avait été annoncée. Et je savais pertinemment qui était son descendant.

Si je n'avais pas eut ce savoir en ma possession, je n'aurais pas put tenté ce que j'avais tenté.

Nous avions été Sept a récupérer ce savoir. Et j'allais être le premier a m'en servir.

 

J'avais monté seul l'expédition. Pour récupérer ce qui ferait de moi le nouvel Empereur Blanc.

 

Ces histoires de sang, c'était pas vraiment vrai. On pouvait accéder au statut sans être le descendant de l'ancien Empereur. Il fallait pour cela juste avoir été de ceux qui avaient lu le parchemin. Cela dit, j'avais compris la nécessité d'avoir toujours un descendant sous la main.

 

Préparer l'expédition avait été plutôt difficile. Pourquoi? J'étais dans un château qui faisait le deuil de l'empereur blanc. En plus, vu qu'il y avait un titanesque banquet de prévu, il y avait des milliers de gêneurs en plus. Et j'avais des responsabilités.

 

J'étais parti seul.

J'avais fait le chemin seul.

J'avais affronté les périls seul.

Et j'étais enfin arrivé. Je refermais la porte massive, derrière moi. Je n'aurais jamais pensé trouver un tel lieu ici. Labyrinthe, Piège... On ne pouvait vraiment pas trouver ce lieu par hasard. Dans la gigantesque pièce, il n'y avait aucun lumière. Pourtant, quelque chose luisait dans les ténèbres. Un léger scintillement. Un scintillement argenté. Je m'étais lentement avancé. J'avais fait quelques pas. Puis, la porte s'était ouverte. Une lumière de torche. Je me retournais. Et je découvrais avec stupeur les couloirs du château. Alors que j'étais... La personne qui avait ouvert la porte connaissait le secret.

Et elle avait la clef blanche. .

 

Je posais instinctivement la main a la garde de mon épée. Enfin, je posais la main dans le vide. Ce sous intendant ; qui était devenu intendant a la mort du vieux; m'avait pris mon épée. Je me retrouvais desarmé. Mon opposant le savait. Il était la lorsque l'intendant était revenu de l'allée blanche sans le bébé. Enfin, peu importe. Quelque chose tournoya dans la salle. Elle vint me frapper directement a la tête. Je sentis le choc m'assommer. Puis, je me vis chuter.

 

J'avais vu la porte se refermer. Et je l'avais vu s'avancer vers le scintillement. Ce scintillement était l'armure. Je le savais. Lui aussi. Mon opposant avait mis l'armure sous mon regard impuissant. J'aurais voulu lui dire quelques insultes. La lumière était lentement venu dans la pièce.

L'armure lui allait comme un gant. Il s'était lentement retourné vers moi. Il avait regardé sa main. Puis, il avait froncé les sourcils et sa main s'était recouverte de plaque. Il avait serré son poing soudainement gantelé. Puis, il s'était mis a marcher vers moi. Le métal argenté courrait sur son corps. Un pantalon de maille, un casque tous deux argentaient étaient apparus. Ses cheveux prirent une teinte blanche. La salle bourdonnait d'une énergie puissante. J'avais eut une poussée d'adrénaline. Comme un lapin qui savait que si il ne bougeait pas rapidement, c'était ce camion qu'il allait ramasser dans le buffet. Un camion d'argent.

 

La main gantelée crépitait d'étincelles argentés. Je m'étais levé et avait couru vers la porte. J'avais récupéré la clef et avait dit la première chose qui me passait par la tête. J'avais ouvert la porte, avait remarqué que le lieu avait changé et m'était engouffré dans ce lieu. J'avais vu le nouvel Empereur Blanc m'insulter. J'avais senti la colère bouillonner. Les étincelles blanches crépitaient tout autour de lui. Tout autour de lui s'était aggloméré des lames blanches. Il m'avait insulté une dernière fois et j'avais vu une pluie de lame s'abatre sur moi. J'avais fermé la porte. J'avais retiré la clef.

 

Et j'avais soufflé. Je m'étais alors retourné. Mon visage était a quelques centimètre d'un visage familier. Le comptable. Nous étions dans un espace plutôt clos. Nous étions dans des toilettes. Tous les deux. J'avais dit le premier lieu qui m'était venu a l'esprit. L'homme singe avait eut le temps de voir le nouveau Empereur blanc. Même si dans l'absolu, la chose qui le dérangeait le plus dans l'immédiat, c'était l'intrusion d'un moustachu pendant qu'il faisait ses besoins.

 

Il m'avait fait un sourire forcé. Enfin, avec les hommes singes, tout semble forcé. Je relativisais, une seconde. J'étais un homme carré et c'était un comptable maigrichon. J'avais une moustache parfaitement taillée et il avait une pilosité mal entretenue. Et enfin, j'avais l'avantage de ne pas avoir le pantalon baissé. J'avais récupéré la clef. Et j'étais sorti.

 

J'avais fait une chose que je n'avais jamais fait avant. J'avais réfléchi. J'allais mourir si je restais trop dans les environs. Quel chance, j'avais le moyen de me mettre en sureté. Je tenais la solution dans le creux de ma main.

 

Cela faisait a peine une semaine que l'Empereur blanc était mort. Et je devais déjà envisager de fuir.

 

 

J'avais pris la première porte. Et j'étais retourné chez moi. La maison de la famille. J'allais voir comment les choses allaient s'arranger. Je me laissais un certain temps. Je n'allais surement pas faire tomber ce nouvel Empereur blanc tout seul. Le temps passait vite. J'avais trouvé une utilité dans le village. J'avais réaménagé l'ancienne maison familiale. Je m'étais découvert un talent certain pour transmettre le savoir. J'étais devenu maitre d'arme.

Puis, vint un jour ou je retournais au château. C'était dangereux, je crois. Mais, ça n'était égal. J'étais curieux.

 

Les couloirs m'avaient parus particulièrement vide.

Au détour d'un couloir, j'avais croisé un garde qui m'avait regardé avec un air soupçonneux.
Air que je n'avais jamais su faire quand moi même j'étais garde. J'avais une palette limitée d'émotion.

 

Soit Méfiant, Soit pas méfiant.

 

A l'époque, je crois que je n'aurais pas su faire la différence entre soupçonneux et méfiant. Mais, les temps avaient changé. J'avais changé.

 

Les couloirs me paraissaient aussi plus propre. Puis, au détour d'un couloir, je l'avais croisé.

 

L'Empereur Blanc. Il avait paru légèrement surpris de me voir. Il avait souri. Puis, il avait levé la main vers moi. Et une étincelle crépitante m'avait touché a l'épaule. Nous étions a plusieurs mètres. Mais le coup me tétanisa. Je reculais de quelques mètres. La terreur me gagnait. Je me mis a courir comme un fou a travers les couloirs vide. Il me suivait. Ma peur montait au fur et a mesure que le bruit de ses pas se rapprochaient.

 

Puis, je remarquais que j'étais devant une porte. A ma droite, des escaliers descendaient vers les geôles. J'essayais de rentrer la clef blanche dans la serrure. Mes mains tremblaient.

Lorsque j'arrivais, je sentais une main gantelée se poser sur mon bras.

Je me retournais, faisant face au colosse d'argent. Je me sentais minuscule.

Je savais que je ne pouvais pas fuir. Plus maintenant. Et il m'oppressait. Je le sentais, sur moi, prêt a m'écraser.

 

Dans le fond de mon esprit, une idée commença a naitre.

 

-Ou Veux Tu Aller, Petit Rat?

 

-Je suis L'armoire. Tu dois le savoir, depuis le temps.

 

-Les Temps Ont Changé. J'ai Accompli Des Choses Que Je N'Aurais Jamais Fait Auparavant. Et Toi, Tu N'es Rien.

 

Chacun de ses mots semblaient faire vibrer les murs. Je frémissais malgré moi. J'avais beau essayer de me concentrer, mes jambes tremblaient.

 

-Tu sais, parfois, un papillon peut créer une tornade. C'est L'effet Boule Deux.

 

Je tournais la clef. Je murmurais les mots.

 

Il y avait un compte que tout les enfants connaissaient. L'histoire d'un vieil homme tellement têtu qu'il pensait pouvoir vaincre la mer. Il avait nommé ma maison « L'ilot ». Il était sur que ce nom la préserverait de la marée. Mais, la mer avait fini par submerger la maison et l'homme était mort. La morale était «  Il faut pas lutter contre les forces de la nature, C'est crétin. ». L'histoire du vieil homme et de la mer.

 

 

-L'ilot.

Par Pouet
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 16:56
Papapam !

Oui, je me déchaine ces temps ci. Jill il lucky, the wanderer. Je crois.

 

Il y allait avoir du ramdam au château. Un putain de ramdam. Et en plus, c'était mon ramdam. Je me présente, une fois pour toute. Je suis l'intendant du château ! C'est moi qui gère tout les arrivés de gens. Les banquets, la place de chaque invité. Pas de chance, c'était le jour ou l'empereur blanc avait décidé de faire son grand banquet. Et c'est moi qui m'y collait. En même temps, ça le valait bien. Un peu de pression, c'est a ça que je marchais. Si il s'agissait juste de regarder les cuistot passer et dire qu'il manque de drap dans tel chambre, je m'ennuierais. La, j'avais des tas de subordonnés. Des tas de larbins. Et je connaissais leur noms ! A tous ! Je me targuais de pouvoir ordonner tout ça. Comme un jeu de stratégie. J'avais des pièces avec des capacités particulières. Je devais juste faire en sorte que ces pièces ne se marchent pas sur les pieds. Et que le château avance bien.

 

La, avec l'arrivée de gens de partout, ça faisait des milliers de pièces en plus, ceux qui amenaient leurs propres serviteurs, ceux qui refusaient la chambre qu'on leur donnaient...

 

Le pire, c'était l'empereur blanc. Pas qu'il soit un mauvais empereur, loin de la. même si je n'étais pas le meilleur pour juger. La, il guerroyait sévère avec des lurons qui voulait lui piquer son trône. Des gens qui étaient persuadés qu'on pouvait prendre le roi alors que tous les pions étaient aux alentours. Le château de l'empereur blanc était imprenable. L'empereur blanc se ferait un plaisir de raser ces crétins. Pour renverser l'empereur, il fallait être fourbe ! Se rapprocher, gagner sa confiance... Tous étaient coude a coude pour être a ces cotés. Et récupérer le trône une fois qu'il serait tombé. Le problème, c'est qu'ils étaient tant a chercher ce trône qu'ils se piétinaient entre eux.

L'empereur blanc avait juste a faire attention a garder toujours un descendant sous le coude. Donc, il en profitait un peu. Après tout, il n'était pas l'empereur «  Blanc » sans raison !

 

Je riais intérieurement de ma blague. Dommage que je ne sois pas un bouffon. J'aurais fait un tabac.

Enfin, j'aurais fait interdire les clochettes. Ça, ça craint. Une chose que j'aimais chez le fou, c'est que c'était une pièce au mouvements difficilement prévisibles. La ou on voyait le chemin précis de la tour... Les déplacements cryptés du cheval... Le fou traversait les lignes, pour peu que le roi manque d'attention. Et souvent, le roi tombait.

 

Mais qu'importe, ici, je me retrouvait avec quelque chose que je n'avais encore jamais eut sur les bras. Une pièce imprévisible. Plus qu'un fou.

 

Un couffin.

 

Oui, autant dire que c'était désagréable. Pourquoi moi? Je n'avais rien d'une mère. C'était cet empereur blanc qui me l'avait refilé. Je me rappelle encore ces mots... Quelque chose du genre «  le monde est plein de fourbes, je ne peux faire confiance a personne.  Fille ou pas, c'est ma descendante. Prends en soin. Toi, tu ne cherches pas a me faire tomber. Méfie toi de tous. »

 

Il m'avait regardé avec ses grands yeux gris. Sa barbe avait sourit une dernière fois. Il avait posé sa main gantelée sur mon épaule. Et il était parti guerroyer. L'empereur blanc ne tomberait jamais ! Pas de front, en tout cas. Déjà, je me demandais qui était le crétin qui avait osé faire ça. Surement un abruti des iles frontalières. Celui qui n'avait jamais vu l'empereur blanc en face.

 

Lorsqu'il avançait, paré de son armure d'argent... On sentait déjà son échine frissonner. Le sol tremblait lentement. Comme si une force de la nature se déplaçait. Ça et ses yeux gris qui semblaient lire en vous, l'empereur blanc n'était pas quelqu'un qu'on venait ennuyer.

 

D'autant que tout le monde l'appelait « Empereur blanc » Il avait un prénom, mais peu de gens le connaissait. On disait que celui qui connaissait le prénom de l'empereur blanc pouvait le faire tomber. Étrange légende. Je crois que ça vient de l'anecdote avec L'empereur blanc Jean VI dit « l'étourdi » ( après sa mort, bien sur ). Pendant un repas, on l'avait appelé par son prénom, il avait tourné la tête. Juste le temps qu'il fallait pour mettre un peu de poison dans son potage. Un potage au brocolis. Son descendant avait interdit qu'on serve des brocolis aux repas, pensant qu'ils étaient tous empoisonnés.

 

Les descendants le jean VI l'étourdi avaient été des sacrés crétins. Et peut être les empereurs blancs les plus manipulés de l'histoire du château. Mis en place par des nobles,ils étaient des outils débiles qui ne pensaient qu'a jouer a l'arbalète. Ou à aller guerroyer.

 

 

L'intendant cligna des yeux. Ça fourmillait de monde autour de lui. Il devait ordonner aux gens d'aller a tels endroits, recevait des informations diverses... Il devait faire le tri dans tout ce qu'il entendait et à gérer en conséquence. Il avait eut la présence d'esprit de poser le couffin dans une chambre. Un garde et une nurse et il pouvait enfin plonger son esprit dans le capharnaüm humain qu'était le château. Des tas de cousins germains de l'empereur blancs, des nobles intimes, des savants, des bourgeois... Le château fourmillait de nouvelles têtes. Cela déstabilisait légèrement l'intendant. Personne ne savait d'ailleurs son prénom. On l'appelait – avec beaucoup d'inspiration - « L'intendant ». Ou « l'entendant ». Parce qu'il avait une bonne ouïe. On disait qu'il arrivait a capter une conversation au milieu d'une table dans une salle emplie de chahut alors qu'il était en dehors de la dite salle. Bon, on disait aussi qu'il avait été siamois et qu'il avait gardé le cerveau de son premier frère. L'intendant fronça les sourcils. Sur sa liste, des noms n'apparaissaient pas. Des personnes disparus... Quelque chose clochait. Il regarda aux alentours et donna quelques ordres secs. Il claqua la langue sèchement. Puis, il appela des gardes.

 

Il se dirigea d'un pas concerné vers la chambre du couffin. Il ouvrit la porte en grand. La nurse allaitait l'enfant. Elle le regarda d'un air bête. Elle demanda une explication...

 

l'intendant regarda a droite et a gauche, comme si il cherchait quelqu'un. Quelqu'un qui n'aurait pas du être la. Il fouilla sous les lits... Ouvrit les placards...

 

Puis, il se retourna. Il prit sa liste une dernière fois et fronça les sourcils. Il sortit un petit calepin... Le calepin pour la paie. Il tourna les feuilles d'un air passionné. Puis, il posa le doigt sur une ligne.

Deux gardes en trop. Pas de paie... Donc....

 

Il leva la tête de son livre. Juste le temps de voir une hampe de lance le frapper a la tempe.

Les deux gardes qui l'avaient suivi. Les intrus étaient malins. Ils se retournèrent vers la nurse qui les regardaient sans comprendre. Lorsqu'il brandirent leur lances, la nurse avait au moins compris que les gardes lui étaient hostiles. La seconde d'après, un des gardes lui plantaient la lance dans le ventre. Il se retourna vers l'autre garde, l'air visible satisfait. Ils pourraient récupérer le couffin et s'en débarrasser sans problème. L'autre garde le regardait gravement. Son armure brillait étrangement. Il laissa tomber sa lance sur le sol. Elle toucha le sol, bruyamment. Un long filet de sang coulait le long de son coup. C'était son sang. Presque un torrent. Le corps tomba enfin au sol, inanimé. Derrière lui, se tenait l'intendant, un couteau ensanglanté a la main. Si il était intendant depuis si longtemps, c'était aussi parce qu'il négligeait pas de s'entretenir.

 

L'intendant fit tourner lentement son coutelas dans sa main, faisant face au garde. Le garde focalisait son attention sur le coutelas qui tournait lentement. Comme on fixe un serpent prêt a bondir. Ils tournaient dans la pièce, l'un jaugeant l'autre.

 

Le garde faisait dos à la porte. Il ne vit pas le comptable surgir derrière lui. Sa nuque sentit deux mains velues se refermer sur son cou. La seconde d'après, un craquement se faisait entendre dans la pièce. Le garde tomba comme une marionnette dont les fils auraient été coupés. Derrière lui, se trouvait un comptable bedonnant.

Il sourit un instant. Puis, il prit un air sévère.

 

-Rendez moi mon carnet, Intendant.

 

Il avait dans sa voix un léger accent. Il venait des terres de l'ouest. Dans ces même terres ou on trouve des aventuriers et des hommes singes. Le comptable était l'un des deux. Et vu que les comptables sont rarement aventuriers, la conclusion était simple. D'autant que ton son faciès suggérait une parenté simiesque. Ça et les poils sur ses bras. Pour quelqu'un de totalement externe, on aurait juste dit un humain un peu moche. Mais, il avait une agilité particulière. Et une force qui va avec.

 

L'intendant n'avait jamais vu le comptable se battre. Il se demandait même si celui ci savait combattre. Le corps du garde était la preuve vivante – ou plutôt morte – qu'il ne fallait pas ennuyer le comptable.

Enfin, il gratifia pendant une seconde l'homme singe d'un sourire. Bien sur, pas un vrai sourire. Disons que son regard « souriait ». Un peu. Un sourire jaune. Mais, qu'importe. L'intendant prit un air sévère.

 

-Vous laissez trainer vos affaires, comptable Si vous aviez été sérieux, je n'aurais pas cela !

 

L'intendant désigna ainsi le coup qu'il avait reçu a la tempe. Le sang coulait le long de son col et ses vêtements étaient tachés.

 

Au fond de moi, je paniquais. Je n'avais jamais été confronté a la mort. Surtout la mienne. Ni celle que je provoquais, a la réflexion. J'avais vu la servante mourir devant moi. Et le bébé allait y passer. Et si le bébé passait, l'empereur blanc allait le savoir. Et j'allais perdre mon poste d'intendant. Et aussi terminer dans les geôles de l'empereur blanc. Quand une confiance était placée, il fallait être a la hauteur. Ou savoir courir vite.

 

Et loin.

 

Je clignais des yeux. Je récapitulais. Trois cadavres, un couffin, des vêtements tachés, un Comptable a mettre dans le rang des «  a se méfier, peut tordre une barre de fer en deux ».

 

Ah, oui. Et en priorité.

 

« Un couffin a mettre en sureté. »

 

-Intendant, Mon carnet. Je ne saurais tolérer....

 

-Taisez vous, comptable. Je réfléchis. A moins que vous n'ayez une solution pour mettre un couffin en sécurité dans un château noir de monde... Emplis d'impondérables et d'inconnues...

 

Le comptable fronça les sourcils. Mon langage s'égarait. Je lui tendait le carnet.

Personne ne connaissait le nom du comptable. Sauf moi, effectivement. Dans son carnet, il avait marqué, « propriété de Darwin ». A l'époque, il ne savait pas que je lui prenait le carnet. Depuis, il avait arraché la feuille et l'avait surement ingéré. Moi, je l'aurais brulé. Mais, il parait que le papier a bon goût. Ou que les hommes singes mangent n'importe quoi.

 

Je clignais des yeux, prenant le couffin dans mes bras. Je commençait à le bercer. Enfin, j'essayais. Le bébé se mit a geindre sauvagement. Le Singe le récupéra dans ses bras velus et le berça tendrement. Il avait le coup de main avec les petites choses, le comptable. Des nombres, des chiots, des enfants... jusqu'à présent, je pouvais le ranger dans la catégorie des « bureaucrates. » J'avoue que sa prestation m'avait détrompé a son sujet. Je notais intérieurement de lui offrir une banane pour son anniversaire. Ça pourrait me sauver la vie.

 

L'intendant réfléchissait vite. Mais, aucune solution n'allait pour tenir en sécurité le bambin. Le comptable compatissait vaguement. De toute façon, il ne pourrait pas reprendre son travail tant que l'intendant n'avait pas réglé son problème. En premier temps, le comptable incita l'intendant à réguler son souffle. Par ce que la panique n'apportait rien de bien.

Le comptable remarqua, en berçant l'enfant que celui ci avait quelque chose autour du cou. Une clef.

Une clef blanche.

 

Ça lui rappela... Il prit l'intendant par la main, le mena a travers les couloirs. En chemin, quelques servants se mire a suivre l'intendant, lui demandant des directives. Accroché au bras velu du comptable singe, il était trainé dans les couloirs.

 

Darwin fendait la masse de monde. Un couffin dans la main, un jeune homme paniqué dans l'autre. Cette clef était celle du château blanc. La clef d'une quelconque légende. C'était l'empereur blanc qui en connaissait le secret. Et quelques livres.

 

La solution a leurs problèmes.

Le château s'ébranla. Un gigantesque fracas se fit entendre.

 

L'empereur blanc n'était plus très jeune. Il avait des difficulté a bouter ces barbares des iles.

Il regardait d'un air critique le champ de bataille. Derrière lui, la foret bourdonnait. Il était en haut de la colline. Derrière lui, son château était plein d'animation. Devant lui, il perdait la bataille. La mer était pleins de bateaux ennemis. Un trait de catapulte était parti. Son château avait du le recevoir. Qu'importe, ça ferait des râleurs en moins.

 

L'empereur blanc posa ses yeux gris sur son champ de bataille. C'était le sien, après tout. Il l'avait construit de toutes pièces. C'est lui qui avait placé les lanciers ici... Qui avait forcé les bateaux a venir ici... Qui avait sut réguler les tirs des archers pour protéger son flanc... Pourtant, quelque chose clochait. Il n'avait pas l'esprit clair. Il leva une seconde ses yeux vers le ciel. Un terrible pressentiment l'étreint. Une étoile venait de s'éteindre.

 

L'intendant clignait des yeux. Dans sa bibliothèque, ils étaient tous en ronds... Autour d'un vieux parchemin. Il y avait l'homme singe comptable, le bibliothécaire, son sous intendant, son chef cuistot et le responsable des gardes. Autant le dire, une fine équipe. Ils s'étaient rassemblés contre sa volonté. Parce qu'il fallait être 7 pour ouvrir le parchemin. Dont une personne de sang royal. Et 7 grands responsables. Il avait donc réuni les plus gradés. Pour le chef cuistot, j'avais eut un doute.

Mais en voyant le parchemin s'ouvrir, j'avais hésité. Déjà, parce que l'air s'était empli d'une odeur étrange. Quelque chose qui sentait vaguement la violette cendrée. Ou alors, la magie.

 

Le comptable se demandait pourquoi il fallait être 7, précisément. Quel lubie avait ces magiciens avec ce chiffre? Un chiffre mystique, il en doutait. Le vrai chiffre mystique, il le connaissait et il avait des tonnes de décimales. Ces mages étaient ils des mono maniaques? Ou des nuls en calculs? Il ne connaissait pas plus de 7 chiffres? Il s'arrêtaient d'étudier les chiffres a cet age?

 

En tout cas, il n'y avait plus de mage depuis des siècles. C'était une légende de plus. Enfin, cette odeur lui avait hérissé les poils des bras. Comme une odeur de gingembre trempé. Ou de la magie.

 

Le sous intendant ne regardait pas ce qui se passait. Il lorgnait juste le décolleté du chef cuistot. Mais par contre, il avait sentit une drôle d'odeur qui lui avait fait grincer les gencives. Une odeur proche de la mandarine séchée. Ou surement de la magie

 

La chef cuistot se focalisait sur le bébé qui geignait. Elle se demandait comment s'appelait ce bout de chou sur la table. Et elle réfléchissait aussi a son pot au feu qui risquait de bruler. Et soudain, elle sentit une odeur étrange. Un mélange d'herbes... Du thin, du fenouil... avec du caramel. Ou alors, il s'agissait de magie.

 

Le responsable des gardes maugréait vaguement. Il était le seul à avoir une moustache à la table. Il lorgnait sur les bras poilus de l'homme singe. En se disant que ce n'était pas convenable de ne pas entretenir sa pilosité. Puis, il sentit une odeur bizarre qui lui fit frissonner la moustache. Une odeur de tapioca macéré. Ou alors, de la magie.

 

Le bébé, geignait. Il voyait plein de gens autour de lui. Puis, il sentit une odeur bizarre. La deuxième odeur qu'il sentit de sa vie. La première étant celle du linge propre, le bébé en conclut que cette odeur était celle du linge sale. Ou de magie.

 

Il ne restait plus que bibliothécaire. Il se demandait pourquoi le comptable était la. Il n'aimait pas le comptable. Déjà parce que les chiffres, c'était juste bon pour les bas de pages. Et qu'il était persuadé que comptable envisageait de prendre sa place. Un bibliothécaire simiesque, il avait du lire ça quelque part. Enfin, il ne sentit rien. Il avait perdu son odorat suite a un sinistre accident. Depuis, il se méfiait des tabourets. Et des langoustes. En tout cas, il sentit qu'il y avait de la magie dans l'air.

 

 

Le parchemin s'ouvrit. Les lettres apparaissaient en blanc sur le parchemin gris. Ils expliquaient le système pour utiliser la clef. Étrange, car même le chef des gardes qui ne savaient pas lire comprit de quoi parlait le parchemin.

 

Le parchemin se referma soudainement. Comme un élastique qu'on aurait trop tiré. Le bébé avait arrêté de geindre. Il regardait le plafond d'un air... concerné. Ou alors, peut être qu'il allait contribuer a l'odeur de linge sale.

 

Les 6 personnes n'osaient pas se regarder. Comme si on leur avait raconté un conte qu'il n'aurait pas du connaître. Comme si des enfants venaient de voir un magasine qu'il n'auraient du acheter que 10 ans plus tard. La curiosité avait fait place a la gène.

 

L'intendant agit. Il récupéra la clef des mains de l'homme singe. Dans le silence de la bibliothèque, il n'y avait que le bruit des clefs.

 

 

 

 

 

Ils sortirent de la pièce... Ils hésitaient à mettre en application ce qu'ils avaient. Ils avançaient dans les pièces sombres du château. Les murs semblaient plus sombres que d'habitude. Comparés aux lettre blanches, tout semblait plus... Sombre. Noir.

 

Comme cette personne qui les croisa dans le couloir. même pas un sourire. Le château était noir de monde. Et la nuit, tous est gris. Tous, se sentirent alors menacés. Comme si ils avaient en possession un objet qui ne leur appartenait pas. Ici, c'était un savoir. Ils devaient éliminer les preuves. L'intendant prit les choses en main. Déjà, se débarrasser du couffin. Sa tenue blanche et grise d'intendant était toujours tachée de sang. Il posa la main sur une porte, la première qui se trouvait la.

Il l'ouvrit. Un long couloir sombre, éclairé par des torches. Il la referma. Et mit la clef blanche a l'intérieur. Il murmura « Nurserie royale ». Tous le groupe retint son souffle. Le bébé aussi.

 

La porte s'ouvrit. Un long couloir cette fois. Mais, un long couloir blanc. Avec des colonnes.

 

 

Il récupéra une épée du chef de la garde, le couffin dans l'autre bras... Il fit un signe aux autres d'attendre. Et il s'avança. Ses pas résonnaient dans ce couloir blanc. Le plafond était... très haut. Plus haut que n'importe qu'elle tour du château. Et malgré que ce soit la nuit... il y avait une lumière douce et blanche qui éclairait tout cela.

 

J'entendais des bruits de pas. Qui s'approchaient. Le long du couloir, une silhouette s'avançait. Habillée en blanc et en or... Des cheveux mi-longs blonds.... Il avait une démarche... royale. Comme le disait le parchemin.

 

Je posais le genou à terre. Je posais mon épée, en signe de soumission.

 

L'homme s'approchait. Je tendais le couffin, tel une offrande à un monstre qui attendait un sacrifice. Je n'osais pas lever la tête.

 

L'homme s'immobilisait devant moi. D'une voix douce, il fit

 

-Je Suis Alban I. Qui Est Tu?

 

-Je suis l'inquisiteu.. L'intendant du château ! Voici la princesse Alia XII, fille de l'Empereur blanc !

 

Il prit le couffin dans ses bras.

 

-Eh Bien, Bonjour Alia...

 

Je me reculais, osant lever mes yeux. Alban I avait les yeux gris. Comme l'Empereur Blanc. Derrière lui, il y avait trois filles. En robe. Elle l'entourèrent. Je me retournais, courant a travers le couloir blanc. Derrière Alban, il y avait une sorte.. de ville. Des bâtiments, blancs et dorés. Une ville dans une porte... C'était impossible. Je courais, fuyant cette réalité que je ne pouvais admettre

 

Je sortais, refermant la porte derrière moi. J'arrachais la clef. J'ouvris la porte, pour vérifier. Le couloir blanc avait disparu. J'étais de nouveau dans une pièce du château. Avec ses murs en pierre sombre.

 

Je me retournais vers le chef de la garde. J'avais oublié son épée. Il me regarda en bougonnant et en se grattant la moustache.

 

 

 

 

L'empereur blanc regardait devant lui. Le combat était fini. Les restes de bateaux flottaient encore. Il avait du agir personnellement. Le problème des envahisseurs était résolu. Mais, le pressentiment était toujours la. Il s'inquiétait pour sa fille. Il se retourna enfin. Il tourna le dos au champ de bataille. Il se retourna vers son château. La nuit était bleue. Les arbres semblaient... verts émeraudes. Et extrêmement petits. Il vit un bataillon arriver, longeant la colline. Des gens du château qui venait récupérer ce qui était récupérable. Des médecins , des pilleurs et quelques gardes. Et un Intendant. Il avait l'air paniqué. Il avait gravit la gigantesque colline...

Arrivé a sa hauteur, le roi, lui sourit.

 

 

-Intendant, Tu Sembles Préoccupé ! Ma Fille Va Bien?

-Votre fille va bien, Empereur blanc. Elle est en sécurité dans la nurserie royale !

-La Nurserie Royale...? Ah Oui...

 

L'empereur blanc sourit malicieusement.

 

-Vois Tu, Tu Peux L'En Sortir. Tu Vas T'occuper De Son Éducation !

-Empereur blanc, je ne suis pas le père de cette enfant !

 

L'empereur blanc le regarda d'un air triste. Ses grands yeux gris semblaient emplis d'une certaine émotion.

 

-Je Crains Que Je Ne Puisse Pas...

 

Le long de l'armure d'argent, quelques goutes rouges coulaient. Le sang coula jusqu'à l'herbe verte.

Le gantelet se posa sur son torse, arrachant le carreau d'arbalète. Un mauvais pressentiment. Un empereur blanc qui avait fait confiance a quelqu'un ne vivait pas longtemps.

 

L'intendant regarda le titan d'argent mettre un genou a terre. Lui qui était toujours inflexible...

l'intendant se retourna vers le château, éclairé dans la nuit. Il devait traverser la foret, seul.

 

L'homme grisonnant comprit ses préoccupations.

 

-Ne T'en fait pas pour les loups. Ils ne t'attaqueront pas.

 

Il eut un sourire. Son dernier. Puis, il regarda les étoiles, une dernière fois.

 

Et l'Empereur blanc Tomba. Lorsque son corps toucha le sol... Une étoile se ralluma. Son armure blanche disparu comme de la poussière blanche. Elle s'éleva vers le ciel... Et l'air était empli... D'un odeur de violette cendrée.

 

L'intendant se retourna vers le château. La nuit était plein d'étoiles. Derrière lui, le bruit de la mer. Sur cette titanesque colline, il voyait tout. Les arbres de la forets, éclairés par le ciel semblaient verts émeraudes.

 

 

 

La porte. L'arrivée au château s'était bien passé. La mort de L'Empereur blanc n'avait pas encore était annoncée

 

J'avais approché une porte quelconque. Et j'y avais mis la clef. J'avais murmuré les mots et j'avais ouvert la porte. Le long couloir blanc. Je m'étais avancé d'un pas décidé. J'étais arrivé au bond du couloir.

 

Alban I regardait quatre filles danser. Trois filles que j'avais déjà vu. Et une quatrième qui dansait avec une certaine dextérité. Elle tourbillonnait tel une étoile.

 

Alban me regarda. Il se leva.

 

  • Intendant. Je Te Salue. Tu Viens Récupérer La Princesse?.... Alia !

 

La quatrième danseuse s'immobilisa. Elle se retourna lentement vers moi. Théâtralement. Ses cheveux étaient longs et m'évoquait le blé, L'or des champs. Son regard me cappella un regard que j'avais vu quelques heures auparavant. Je me trouvais devant Alia, fille de l'Empereur blanc... Qui avait gagné environ 17 ans en quelques heures.

 

  • Tu As Tes Affaires, Alia?

 

  • Oui, Alban I. J'ai mes affaires.

 

Elle désigna une épée qui semblait avoir été utilisée... Elle étaient recouverte d'éraflures. Son tranchant devait être efficace, un temps. La, elle n'aurait même pas put couper du pain. ( même si l'épée n'est pas le meilleur ustensile pour couper du pain, avouons le )

 

L'intendant en était persuadé. Ça puait la violette cendrée a plein nez.

Par Pouet
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 16:55
Musique, Maestro.

Profitez en, ca vaut la peine. Nothing else mather de apocalyptica.




Un petit bruit de goute. Dans ma cellule vide, le bruit tranchait le silence. Par accoups. Comme la trotteuse d'une gigantesque horloge. Comme un compte a rebours. Cruel et froid. Comme cette goutte qui tombait de facon régulière. M'extirpant de mon silence, me faisant frissonner...

 

J'avais froid aux pieds. Mes bras me faisaient mal. J'étais accroché a un morceau de bois pourri. Qui fixait mes bras a la verticale, dans une position incongrue. J'avais les fesses qui trempaient dans du foin souillé. Mes jambes a découvert, j'avais froid. Il n'y avait pas de courant d'air la ou j'étais. Mais on ne voyait pas souvent le soleil. Heureusement, mes compagnons d'infortunes étaient silencieux. Il y avait lui, la bas, qui souriait toujours. Et lui, qui tournait toujours le dos. Même pas de souris.

Des souris, comme dans les contes. Celles qui t'apportaient une jolie clef argentée pour te sauver.

Me sauver? Petites souris, vous auriez pu essayer. Mais, je crois que même recroquevillée dans votre trou je n'aurais pas put être sauvée.

Je n'avais pas faim. Mon ventre bourdonnait un peu au début. C'était peut être cette carafe d'eau qui me narguait. Surtout que dans la position ou j'étais, je ne pouvais savoir si elle était remplie ou vide.

Je me doutait déjà que son contenu devait être croupi. J'envisageai déjà la nausée que j'aurais put avoir. Mais, pas de soucis a ce sujet la. Mon estomac était vide.

 

Le temps me paraissait long. J'avais toujours été d'un naturel loquasse. Mes voisins n'avaient pas beaucoup de repartie. Je me demandais ce qu'ils avaient put être... Ce qu'ils avaient put faire pour arriver la. Avaient il été des princes célèbres jetés ici par un frère jaloux? Ou des assassins d'élites qui avaient assassiné le roi? Ou des espion qui avaient manqué de tact? Ou simplement des mendiants qui avaient manqué de respect a « l'empereur blanc »?

 

L'empereur blanc. Son vrai nom, je le connaissais bien. Et c'est surement pour ça que je me retrouvait ici. Je l'avais croisé quelques fois, quand j'avais été très jeune. C'est ce qu'on m'avait raconté, en tout cas. Qui aurait put prévoir que je me retrouverait ici?

Aurais je du agir tant que j'étais encore jeune? Et le tuer avant qu'il ne me jette ici?

 

Je soufflais, résigné. Non, ça n'aurait rien changé. Lui ou un autre... tous se battaient pour convoiter le titre. Du simple bibliothécaire au jeune noble. Tout ceux qui se retrouvaient dans ce château étaient poussés a prendre sa place. Quoi qu'il en coute.

 

Et il m'en avait couté. J'avais fait l'erreur de croire que je pouvais faire confiance en quelqu'un. Et je me retrouvais ici dans une geôle sombre. A mariner dans mes déjections, en attendant une mort certaine.

 

Je remarquais qu'il y avait de plus en plus de goutes. Malgré la pénombre, le nombre de « ploc » avait triplé. Comme si l'horloge s'emballait. Comme si le compte à rebours de ma mort avançait. Damocles était la.

 

Mes pensées s'attardaient sur les années que j'avais passé en sécurité. Après tout, c'était peut être pour ça qu'il était resté. Il s'était dévoué a la cause qu'il avait choisi. Il avait décidé de rester loin du trône de l'empereur blanc. Et de ses intrigues. Comme un ermite sur un rocher. Au milieu d'une tempête. Je revoyais encore les murs blancs... Le haut de la même couleur... Avec de légères dorures... Le tout éclairé par une lumière douce.

 

Découvrir le ciel avait été pour moi quelque chose de nouveau. J'avais vécu peu de temps sous celui ci. On m'avait dit que père était devenu une étoile. Ne voulaient il pas m'épargner? Me dire qu'il avait été lâchement assassiné? Par un de ses proches? Non, ils avaient choisi de « m'épargner » le mot froid de la « mort ». Celui la même que j'allais expérimenter d'ici quelques jours. A ce moment, j'aurais donné cher pour qu'on me plante une dague dans le ventre. Qu'on achève mon long supplice.
Que damocles tombe enfin.

Au lieu de ça, j'avais droit au sourire moqueur de mon comparse.

 

Je me demandais combien de temps s'était écoulé depuis... Pas si longtemps. Tout s'était passé si vite. A un rythme qui n'était pas le rythme normal. Ni celui du temps, ni celui de la vie. J'aurais dut rester comme lui, dans cet havre de lumière et de paix. Choisissant de vivre ma vie a mon propre rythme. Au lieu de me relancer dans ce tourbillon. Au début, l'eau était bonne. Mais, lorsqu'on perd pied, il est impossible de remonter. Ceux qui savent nager diront «  Allons nager » Ceux qui ne savent pas diront « Glob glob ».

 

Ma métaphore était d'autant plus cocasse que les goutes redoublaient. C'était un battement tellement régulier qu'on aurait dit qu'il pleuvait dans la cellule. Une pluie qui coulaient le long de mes joues...

 

J'avais d'autant plus froid. Et j'étais curieuse. Il ne pleuvait pas souvent dans les geôles de l'empereur blanc. Enfin, peut être qu'avec un peu de chance, j'apercevrais une grenouille?

 

J'ouvrais ma bouche, penchant ma tee le plus possible vers le plafond. Des grosses goutes emplies de poussière tombaient sur ma langue. J'avalais quand même. C'était surement la dernière boisson que je prendrais.

 

Étrange, le plafond se mettait a craquer. Du jamais vu pour de la pierre de cette épaisseur. Au premier pan de pierre qui alla s'écraser à quelques mètres de moi, je sursautait. Le bruit de la pierre contre la pierre m'avait surpris. D'autant que j'avais été sauvagement éclaboussée.

Du plafond, coulait un petit ruisseau. Le niveau de l'eau montait. Je sentait que mes mollets trempaient. Allais je mourir noyée? Damocles s'appellerait-elle Ondine?

 

J'ouvrais les yeux, une légère lumière éclairait la pièce, venant du trou dans le plafond. Du même trou ou se déversait le filet d'eau. L'eau avait atteint le haut de mes genoux. Et donc, ma poitrine, a cause de ma position accroupie. Bientôt, mon menton baignerait.

 

Étrange, je n'avais même plus assez de force pour paniquer. L'eau était presque agréable. Je me sentais bien. Malgré ma mort proche, disons. D'autre pan du plafond se décrochèrent. La cellule était toute éclairée par une torche de l'étage supérieur. La rivière était devenu un torrent. Je levais la tête, dans un ultime effort. Je voyais une dernière fois le crane qui m'avait sourit tant de fois.

 

Je voyais mon reflet a travers le torrent qui coulait en face de moi. Je me souris, je crois. Quel acte pathétique pour une princesse. J'aurais du terminer ma vie de façon théâtrale, dans les bras d'un prince en armure dorée. L'eau me recouvrait totalement Je sentais le haut de mes mains qui ne baignaient pas encore. J'ouvris les yeux dans l'eau.

 

C'est la que je me mis a paniquer. Juste a cet instant. Quand le reflet de la torche a travers l'eau éclairait la pièce. La lumière qui me faisait mal aux yeux. Je sentais la panique monter en moi comme un volcan. Je me mis a me débattre. Des jambes, mes bras étaient entravés. Je me débâtais en vain dans cette eau surgie de nul part. Froide comme la mort. Avec qui je me sentais si bien, pourtant.

 

Soudain, je me relevais. Quelque chose s'était brisé. Mes bras se relâchèrent. Ils revinrent a une position normale. Le bois qui les entravait avait cédé. Pourri et rouillé par l'eau... Mes dernières forces avaient suffit a achever cette antique entrave fait de bois et d'acier.

 

Je me mis a nager. A contre courant. Vers le trou dans le plafond. Mes bras étaient gourds. Des milliers de fourmis me picotaient dans cette eau glacée. Je surgis enfin, par le trou béant du plafond. J'essayais de m'agripper au rebord. En vain. Je glissais. Je du attendre passivement que le niveau de l'eau monte. J'eus le temps de réfléchir d'où me venait toutes ces forces...? le manque de repas, la fatigue? D'habitude ça épuise ! Qu'importe. Je réfléchirais plus tard au pourquoi du comment. Pour l'instant, je devais sortir. Une évasion? Pourquoi pas? Au milieu de ce tourbillon, je me raccrochais a la dernière chose auquel je pouvais croire. Je m'agrippais au sol, me hissant sur la pierre. Je récupérais la torche sur le sol glissant. Le niveau de l'eau montait encore. Elle venait d'un couloir titanesque. Je récupérais la torche et prenait ce chemin. A contre courant.

Lorsque l'on fuit, il faut faire le contraire de la logique. Pour que tes chasseurs soient pris au dépourvus. Et une fois qu'ils sont pris aux dépourvus... je deviens le chasseur.

 

L'eau m'arrivait au genou. Le courant était fort. Je devais m'accrocher au mur avec ma main qui ne tenait pas la torche. J'avançais dans les couloirs sombres. Je montais des marches glissantes. Je fut surpris de la dextérité que je mettais en œuvre pour grimper ce torrent improvisé. Je dessaoulais dans des carrefours vides. Un corps passa prés de moi, flottant dans l'eau. Un mort de plus.

 

Le plus étrange, c'était ce courant qui n'arrêtait pas. Jamais. Pourtant, autant d'eau dans un tel endroit, c'était impossible. La mer était loin. Ça ne pouvait être que la pluie.

 

J'avançais dans les couloirs. J'arrivais, éclairé par ma torche... devant une porte. Un carrefour. La porte était grande ouverte. Donnant sur un couloir adjacent. De cette porte, ce déversait un torrent titanesque d'eau. Ce couloir était empli d'eau, le niveau était très haut. Le plus impressionnant était la puissance du courant. On aurait dit un geyser qui sortait de la porte. Mon couloir a moi recevait les restes de l'eau qui éclaboussaient le tout. J'étais donc dans un cul de sac, malgré moi.

 

Je m'approchait de la porte. Je me penchais, observant le verrou.

 

La clef. C'était la clef.

 

Celle la même qui m'avait emmené... Je m'en saisis, l'extirpant de la porte. A ce moment, le courant s'arrêta. D'un coup sec. Plus une seule goute d'eau ne se déversait de l'entrebâillement.

 

Je fermais la porte. Le couloir derrière moi était sombre. Ma torche finissait de se consumer.

 

Je mis la clef dans la porte... Et tournait le verrou. Comme pour déverrouiller.. un endroit ou on n'allait pas. Je murmurais les mots.. Le lieu ou je voulais aller.

 

J'ouvrais la porte. Le long couloir blanc. Devant moi. Au loin, le plafond blanc et doré. J'entrais, récupérant la clef par la même occasion. Je fermais la porte derrière moi. Essayez de me suivre, chasseurs.

 

J'avançais dans ce long couloir blanc, éclairé par une douce lumière. Devant moi, il se dressait. Comme si rien ne s'était passé.

 

J'étais trempée, frigorifiée surement couverte de bleu... Il me tendit les bras quand même.

 

Sa voix était douce, comme dans l'ancien temps.

 

  • Que vous est il arrivé, Princesse..

Je l'interrompais.

  • Oubliez ce nom. Désormais, je m'appelle … Damocles.

 

Je souris une dernière fois. J'avais hâte, désormais de replonger dans le Tourbillon. Mais, je serais un chasseur, cette fois. Et je récupérerais le trône qui m'appartenais.

 

L'impératrice Blanche... Ça sonnait bien.

 

Par Pouet
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 20:42
Nouvelle nouvelle.
Merci a moon pour la musique.
Bourrés de fautes, faites les moi remarquer.
Place a l'action.


 

Il faisait froid. La brise matinale me frigorifiait. Je frottais mes mains gelées. Au loin, un soleil pâle brillait dans le ciel. Mais ce n'était pas la seule chose a l'horizon. Des volutes de fumées noires traversaient la plaine. Comme des sombres piliers qui soutenaient le ciel.

Le ciel était étrangement clair depuis quelques jours derniers jours. Cela faisait des mois qu'il était sombre, gris... Avec des reflets étranges et violets.

 

Je descendais, glissant sur la taule poussiéreuse. Mes vêtements étaient sales depuis longtemps. J'avais renoncé à être présentable depuis un certain moment. Ça demandait trop de temps et trop d'entretien. Je préférais me concentrer sur des besoins plus essentiels. La nourriture, par exemple. Depuis l'incident, tout avait un goût de poussière. Il était impossible de retrouver des boites de conserves. Enfin, dans un état correct. Elle avaient, pour la plupart, implosés, explosés, fondues, pourries, concassés ou devenues l'habitat de rats. Pourries de l'interieur, rendant leur contenu inmangeable. Ca tombait bien, je détestais le cassoulet en boite. C'est ce que je m'étais dit au debut. Mais, après un mois et demi à manger du rat et de la bouillie d'ortie, j'aurais donné cher pour manger une saucisse avec un peu de moutarde.

 

Ah oui, la chasse. Pour quelqu'un qui avait passé sa vie dans les bureaux, se mettre à chasser pour subsister était quelque chose de nouveau. Ma seule compétence était de réparer des photocopieuses, de programmer des reseaux, ce genre de choses. Du jour au lendemain, être obligé de courir après des rongeurs pour manger... Si seulement il n'y avait que les rongeurs..

 

Il y avait d'autres créatures. Elles avaient du être herbivore et paisible à un moment de leur vie. Il restait peu de choses de ces créatures la. Sauf peut etre les dents plates qui mastiquent et broient n'importe quoi. Avant la catastrophe, elle servait pour l'herbe ou le foin. Aujourd'hui, c'était des bras et des têtes, tout ce qui était potentiellement assimilable à de la viande rouge. Je me demande ce qu'en aurait dit darwin.

 

Moi qui croyais dur comme fer a la théorie de l'évolution, j'avoue que j'étais un peu... désorienté. Voir un herbivore devenir anthropophage en moins d'une génération, c'était inquiétant. Je fronçais les sourcils, me demandant à quoi ressembleraient nos bébés à nous.

«  A nous » ? Très drole comme remarque. Il y a moins d'un an, le monde s'entredéchirait, chacun ayant trouvé quelqu'un d'autre a détester et a essayer de tuer. Les bombes nucléaires étaient armées, on n'attendait plus que l'autre fasse une bêtise afin avoir une bonne excuse pour appuyer sur le gros bouton rouge et l'atomiser, accessoirement. Au bout du compte, le monde entier en était réduit a l'immobilité ou a l'extinction. Jolie alternative.

 

Le destin devait etre moqueur. Si dans cette histoire, Pile était l'immobilité, Face l'extinction totale de l'humanité, il y avait toujours des gens pour croire que ca pourrait tomber sur la tranche. Que la paix reviendrait. Que les frontières s'estomperaient et tous ce trucs de hippies utopistes. Le destin était moqueur. Il n'aimait aucune des trois solutions. Il refusa de jeter la pièce.

 

Concrètement, un matin d'hivers, un joli débris tomba en plein milieu d'un océan. Un débris de compétition. Un gigantesque trou dans la couche d'ozone ( Qu'on avait réussi à reboucher, avec le temps. ).Et forcement, il y avait eut un gigantesque nuage de poussière, dérèglement climatique, canicule, aire glaciale, maladies nouvelles.

 

Paf. Le destin ne fait pas les choses à moitié. Des scientifiques récupérèrent le débris. Il ne s'agissait pas d'une météorite. Juste d'un... tas de métal. Suite à un dérèglement magnétique quelconque, la plupart des satellites s'étaient unis, formant un agglomérat informe et métallique. Plus tard, on apprit qu'il ne s'agissait pas d'un dérèglement magnétique, mais à cela s'était ajouté une sorte de poussière cosmique que les religieux – enfin, ceux de mon camp - appelleraient la poussière de dieu.

 

Je marchais en plein milieu des décombres. Sous mes pas, la pierre se brisait comme des cracottes mal beurrées. C'était ce bruit que faisaient les os.

 

Ah oui, vous voulez surement des nouvelles de l'humanité, Non? Que puis je en dire... La dernière fois que j'en ai entendu parlé, l'un des pays s'était décidé a lancer sa bombes nucléaires. J'avoue que je ne saurais pas vous expliquer plus en détail. A ce moment la, j'étais atteint d'une forme étrange de grippe. Les scientifiques l'avaient appelé la grippe cosmique. Mon voisin de chambre, Bruch, avait jugé que ces scientifiques avaient lus trop de marvel. Bien sur, Brush riait moins lorsqu'on lui annonçait qu'il allait mourir. Brush, n'étais pas seulement atteint de la grippe cosmique. On lui avait découvert une tumeur étrange et maligne dans le poumon. Lui qui était toujours prêt a rire, semblait avoir perdu son sens de l'humour. Personnellement, on m'avait annoncé la même chose, a peu de chose prêt. Ma tumeur se situait sur une partie de mon cerveau.

 

Ça avait fait beaucoup de bonnes nouvelles en très peu de temps. Brush avait pété les plombs, ce jour la. Il avait réussi a s'enfuir de la zone de quarantaine. Il voulait revoir un truc important avant de mourir. Je crois que c'était ses parents, ou quelque chose du genre. Il avait été abattu 20 minutes après sa sortie de la zone de quarantaine. On ne rigole pas avec la santé.

 

Je fouillais les bâtiments, pendant mon temps libre. On m'avait assigné a cette tour de surveillance. Les gens appelaient çà un phare. On devait juste allumer un feu la nuit et proposer son aide aux survivants. En un mois, je n'avais eut que deux visites. Une femme maigre et couverte de morsures que j'avais du euthanasie – On n'avait toujours pas trouvé de vaccin contre la rage – Et un messager.

 

Depuis qu'on n'avait plus de moyens de communications moderne et technologique, on avait embauché des gens pour tenir d'autres gens aux courant de l'actualité. Il ne m'avait rien appris de significatif. Comme à mon époque, il n'y avait rien d'intéressant aux infos.

 

Le problème avec ces bâtiments, c'est qu'ils étaient souvent inondés. Oui, dérèglement climatique avait impliqué de nombreuses inondations. Au début, je refusais de m'aventurer dans ces bâtiments. Me retrouver face à face à des cadavres imbibés d'eau, le regard blanc et vide était déstabilisant. Quoi que le pire, c'était peut etre l'expression de douleur qui était restée sur leur visage. L'odeur d'eau croupie était aussi pas mal, dans le registre «  horrible »

Mais, à croire qu'on s'habituait à tout, même à l'horreur.

 

L'horreur, je l'avais connu, plus d'une fois. Simplement, à mon réveil... J'étais dans une sorte de gigantesque charnier. L'odeur de chair brulé m'avait réveillé. L'odeur de ma chair, notement. Ils m'avaient cru morts. Bien sur, à me voir courir, enflammé, sur un tas de cadavres les en avaient dissuadés. Selon eux, j'étais un miraculé. Bon, bien sur, ils m'avaient dit ça après m'avoir éteint.

 

Selon eux, j'étais le seul homme qui avait survécu à la grippe cosmique. Ils ne m'avaient pas reparlé de ma tumeur. Ils ne m'avaient pas gardé en observation pour observer mon cas. On avait besoin d'homme valides.

 

Je trempais ma pique en bois dans l'eau. J'éloignais un cadavre, et je récupérais un attaché caisse.

Je le sortais de l'eau, sans trop de problème. Je mettais la valise sous mon bras et me dirigeait vers le phare. Je grimpais l'échelle vaguement rouillée. On avait mit le phare vaguement en hauteur pour éviter les rongeurs. Mais, ça attirait toujours autant les insectes.

 

Même si honnêtement, il n'y en avait plus beaucoup. J'avais vu une libellule grosse comme mon point et violette, une nuit. A moins que ca soit une chauve souris...? Je n'avais encore jamais croisé de moustique et avec toutes ces mutations de la faune, je m'en rejouissais.
 

Je posais l'attaché caisse a coté de ce qui étaient mes «  affaires ». Cad, un opinel, une clé usb, deux paires de chaussettes, un tourne vis multifonction , divers morceau de bois taillés et une poelle. Il s'agissait de bois de récupération. Il n'était plus légal de couper du bois des arbres. D'autant que depuis mon réveil, je n'avais plus vu de verdure. Sauf peut être ces orties. Ça pour sur, j'en voyais, des orties. Il n'y avait que ça, partout ou on allait.

 

Je récupérais des vieux papiers que j'avais réussi à ramasser dans les décombres. L'un de ces papier était la page sport du Times. Je le mis avec les autres et allumait le feu. J'y mis quelques buche, et fixait le feu, laissant la nuit arriver. Je n'étais pas pressé de voir l'intérieur de l'attaché caisse.

Je sortais ma poele, y mit quelques poignées d'orties et fit cuire le tout.

Ce soir, il n'y aurait pas de rongeurs. Pourtant, avec les cadavres imbibés, il y avait de la nourriture pour eux. Étonnant, d'ailleurs, ils se répandaient à une vitesse phénoménale-Je parle des rats- . Ils devaient remplir une nouvelle niche écologique. L'évolution était en marche, pensais je nostalgiquement.

Je n'avais véritablement pas d'espoir pour l'avenir de l'Homme. Non pas que je sois pessimiste. Mais, la plupart des gens étaient devenus stériles, après le bouleversement. Je ne crois pas qu'un seul enfant soit né depuis ce jour la. Enfin, je ne me tenais pas vraiment au courant des infos.

 

Je récupérais ma poele et mangeais la bouillie d'ortie avec une spatule en bois. Le goût était toujours aussi fade... Logique, c'était la base de ma nourriture. Au debut, ca devait avoir un goût immonde. Maintenant, ça n'a plus de goût. A croire que mes papilles ne voulaient plus fonctionner. Comme pour m'épargner d'autres désagréments. Je sortais l'attaché caisse. Il était fermé, logiquement. Avec une bonne protection. Je récupérais mon tourne vis, essayant de le crocheter.

 

J'avais du voir ca dans des films. Mais, je n'étais pas dans un film. Moi, je reparais des imprimantes. Cette tentative de crochetage se solda donc par un échec. Au bout du compte, je plaçais un morceau de bois dans une ornière, et y donnait un coup de pied, ouvrant l'attaché caisse.

 

A l'intérieur? Une vielle coupelle, des parchemins sous plastique et des papiers.

Je me mis a lire les papiers. C'était plein d'inscriptions «  Top secret  ». Autant dire, c'était le meilleur moyen d'attirer ma curiosité.

 

Je feuilletais le papier en diagonale. Donc, cette coupelle était un truc religieux. Il y avait un peu de sang, a l'intérieur. A ce moment, je me disais vraiment que j'aurais du aller au catéchèse. Les parchemins étaient aussi des reliques qui devaient etre restaurés.

 

Avant le cataclysme, ce que j'avais entre les mains devait avoir une valeur inestimable. La, c'était inutiles. Je jetais le tout dans le feu, et lançais le vase avec le tas de ferraille. Je refermais l'attaché caisse. Ça me ferait un bon siege. Toujours mieux que des décombres.

 

Comme chaque soir depuis des mois, j'essayais de compter les étoiles. Et chaque soir le ciel était si sombre qu'on pouvait meme pas apercevoir la lune. Une nuit entierement noire.

 

Pourtant, ce soir, le ciel était totalement dégagé. Il faisait beau. La voute céleste méritait son nom. Le ciel était constellé d'étoiles. J'avais l'impression que ca faisait une eternité que je ne les avais pas vue. Je pouvais presque reconnaître des constellations. Si seulement je m'étais intéressé a l'astronomie. J'aurais put me repérer grâce aux étoiles... Au lieu de ça, le seul savoir que j'avais, c'était de réparer une photocopieuse. J'étais bien inutile pour l'humanité.

 

Je sentais que je m'endormais. Je me mis sur un reste de matelas. Je récupérais une couverture. Je mis quelque buche, et essayais de m'endormir, regardant le ciel.

 

La seule chose que j'avais gardé du cataclysme, c'était ma montre. Elle m'avait survécu, ou que j'aille. Toujours fidèle au poste pour me rappeler l'heure et le jour qu'il était. On avait vécu pleins de choses, ensemble. Elle était surement plus fidèle que n'importe quel autre compagnon. Je me demande ce qu'en aurait pensé Brush.

 

Je regardais l'heure. Il était 23h41. Nous étions le 11 juin 2012.

 

En tout cas, demain, il fera beau.

Par Pouet
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 19:44
Une jolie nouvelle. Pas de violence, pas de sexe, pas de drogue et pas de rock and roll.
Les dessins ne viendront jamais, à ce rythme.








Tandis que les notes se mettaient à résonner, je sentis que c'était le moment. C'était mon soir. Je pris hâtivement un crayon a papier et un carnet Je fixais la feuille blanche un instant. Comme un homme en haut d'un plongeoir. Regardant le bassin d'un air légèrement craintif. Mais, ce ne serait que le premier pas qui serait le plus difficile.

De toute façon, une fois que je m'y serais plongé, je ne pourrais faire demi tour. La mine du crayon effleura le papier. J'eus un léger frisson. Comme une goutte gelée qui coulait le long de mon dos. J'esquissais le premier mot. Le deuxième vint automatiquement. Puis, tous s'enchaîna rapidement. J'écrivais frénétiquement sur cette feuille de papier. Je la maltraitais sauvagement, la recouvrant de signes qui n'avaient aucun sens pour elle. Son seul crime avait été d'être blanche. D'ailleurs, c'est étrange, mais ces signes n'avaient aucun sens pour moi non plus. Je veux dire, je les comprenais, je les assimilais... Mais, ce n'était pas mes mots. Issus de ma pensée.

Comme si j'étais pris dans un torrent... Mon esprit allait peut être trop vite pour moi. Je ne pouvais faire que graver cette éclat de pensée sur du papier. Mais, j'avais l'impression que c'était comme essayer d'accrocher une flaque avec une punaise. Je tournais ma page. J'avais déjà rempli la première page. Pas une seule rature. J'étais efficace. Comme si tout ce que j'écrivais, je l'avais appris par coeur. Et que je n'avais qu'a me concentrer pour le réécrire. Simple et efficace.

Je clignais des yeux. La lumière de ma lampe me faisait mal aux yeux. J'écrivais uniquement la nuit. Pourquoi? Avais je honte de coucher mes pensées le jour? De crainte qu'elle soit vues par un observateur omniscient qui me punirait avec une lumière sacré? Et puis, ce n'étais pas vraiment mes pensées. C'était des.. Élucubrations. Des bribes de quelque chose de grand. Une grande histoire, un gigantesque livre. Avec des chapitre aux couleurs différents, aux situations étranges. Avec un léger manque de cohérence. C'était comme si toutes ces idées se battaient pour pouvoir être posées sur du papier. Des que ça m'arrivait, je ne pouvais pas me retenir d'écrire. Comme une soif qui ne pouvait être assouvie uniquement si ma « mission » étaient assouvie.

N'allez pas croire que ça m'arrivait tout le temps, ce genre de chose. Non, je devais être en condition. Par exemple, Lire un recueil de poésie me faisaient rimer. Elle me faisaient Penser en rimes. C'était comme une logique que je devais acquérir. Cette logique donnait l'ascendant à une histoire, A certains mots. C'était comme ça que marchait mon inspiration. Mes créations étaient controversées. Le problème, c'est que je m'inspirais peut être trop d'auteurs. Leurs style transparaissaient sous le mien. Je me sentais prévisible. Non, pas pendant le moment ou j'écrivais. En ce temps la, je ne posais aucunement de marque de jugement. Je me contentais de dévale à toutes vitesses mon esprit, posant des mots sur ce que je voyais.

J'avais lu un article sur quelque chose nommé la « mémoire génétique ». Dans cette article, ils affirmaient qu'un homme qui avait malencontreusement ingéré de la poussière de momie, s'était mis, un soir sous drogues, à écrire en hiéroglyphe. C'était de la poussière de scribe, apparemment. Pour tout le monde, cela avait été un réel mystère. On avait retenté l'expérience, mais cela s'était soldé par un échec. Mon hypothèse, c'est que j'avais inspiré sans le savoir des poussières vielles de milliers d'années et...

Hmmm, ça faisait une bonne nouvelle. Je notais rapidement sur un post it «  Mémoire génétique-pharaon, etc » Bien sur, vous l'aviez compris, cette histoire de mémoire génétique et de pharaon, c'était le genre d'histoire que j'inventais malgré moi.

Malgré moi.

Pour en revenir a ce que je disais, je traquais mes états d'esprits, pour trouver celui le plus propice a trouver l'histoire. Car, j'étais persuadé que dans ma petite caboche, il y avait une Histoire qui m'expliquerait tout. J'avais bien sur essayé des drogues, mais je m'étais vite rendu compte que je n'arrivais plus à écrire correctement lorsque je consommais. Je perdais d'ailleurs toute cohérence. Non, ce n'était plus le texte d'un savant fou, ou l'on fronce les sourcils en essayant de suivre le raisonnement, c'était une histoire résumée par un enfant de 3 ans. A noter que tous mes textes étaient liés par quelque chose. Une certaine Noirceur? J'avais essayé d'écouter de la musique «  positive » et d'écrire « positif ». Mais, je cédais tôt ou tard à la tentation, et rajoutait une chute qui rendait l'histoire « positivement » sombre. Comme un Appel. Ce soir la, j'avais choisis une musique plutôt rare. Sur mon vieux tourne disque, j'avais réussi à récupérer un enregistrement de chanson enregistrée par des anthropologues dans ce qui ressemblait au dernières société « primitive ». En cette année 2034, les papous avaient disparus. Peut être qu'en cherchant bien, on pourrais trouver un de ses descendants, caissier chez mac do. Bref, il s'agissait d'une chanson qui était sensée être transmis de génération en génération. C'était une tribu Sud américaine, qui étaient situés près des andes. Je n'en savais pas plus sur cette tribu. Déjà, pour récupérer un tourne disque adapté a ce support... Ce devait être un des premiers Disques comme cela. Un tourne disque a manivelle jouait donc cette musique dans mon studio, au 4eme étage de l'immeuble dans lequel j'habitais. Je vous vois déjà vous demander a quoi ressemblait cette musique. J'aimerais vous répondre de façon détaille... Disons qu'il y avait les mêmes coeurs que dans la chanson «  Claque tes mains » D'erwan Kanlli, en plus masculin. Les voix des femmes semblaient légèrement enrouées, comme plaintives. Bref, il y avait aussi des percussions, comme dans le reprise Flunge de «  We Will rock you » De DJ Didlo. Oui, il faut le dire, mes goûts en musique étaient plutôt éclectiques. Je pensais qu'en changeant de style, je changerais mon style d'écriture. C'était en majeure partie vrai.

J'entendais distinctement qu'on tapait a ma porte. Sûrement ma voisine qui venait râler pour le son. J'écrivais souvent vers minuit et des poussières... Bref, une heure a laquelle les gens normaux préfèrent se reposer pour le lendemain. Ah, il n'avaient pas compris que le lendemain était déjà aujourd'hui. Je ne me sentais pas de me lever et d'aller éteindre la musique-m'excuser. Déjà, parce que ça me couperait totalement dans mon élan et deuxièmement parce que ma voisine était une conasse. Avec son petit chien totalement con, qui jappait à chaque fois que j'entrais ou sortais de chez moi... Elle continua a taper à ma porte. Elle allait sûrement appeler les flics, elle l'avait déjà fait. Les battements a ma portes se firent plus sonore. A ce rythme la, elle l'aurait ouverte le lendemain matin. Elle ne devait pas savoir que ma porte n'était pas verrouillée. Bref, laissons la se meurtrir les points sur ma porte, elle et son con de chien.

J'entendis le bruit de la porte qui s'ouvrait, avec le léger « glondinging ». Je l'entendis avancer en traînant les pieds jusqu'à ma chambre. Elle alluma la lumière de la pièce, m'éblouissant légèrement. Je posais mon stylo, refermais mon cahiers. Je me retournais alors, obligé d'affronter cette femme.

-Mr Wims, vous avez encore oublié d'éteindre votre musique !
 -Allez vous en.

J'étais toujours cordial et franc avec elle.Bien que je crois que ma définition du mot cordial soit à revoir.Bref, je me comportais invariablement ainsi avec elle, malgré le fait qu'elle soit jeune, croquante et presque en sous vêtement dans ma chambre.

 -Mr Wims, J'en ai discuté avec votre infirmière, vous devez vous coucher tôt !

-Qu'est ce que vous n'avez pas compris dans la phrase « Allez vous en. »? Je peux le reformuler de façon plus simple, si vous voulez.

Elle me dévisageait. Ah, elle se montrait toujours si chiante à se montrer aussi attentionnée , et tout... je n'étais plus très jeune, mais je n'étais pas pour autant un gosse à qui on devait dire de ranger ses jouets ! Qu'elle s'occupe de son connard De clebard, ça l'occupera ! Mais au moins, qu'elle me laisse écrire tranquille !

 -Mr Wims, Je suis sérieuse. Vous êtes encore très pale. Vous avez pris vos médicaments pour dormir?

 -Ces médicaments, c'est de la merde. Ils m'assomment. Avec eux, je ne rêve pas. Si c'est pour dormir sans rêver, je préfère ne pas dormir du tout.

 Je ne disais que la vérité. Ils m'avaient refourgé ces médocs, car ce n'était pas convenable pour un « homme de mon âge » de se coucher aussi tard. Lorsque je leur avait expliqué que je ne trouvais pas le sommeil parce que je pensais trop et que j'avais constamment envie d'écrire, de parler, de créer. Ils m'avaient donné des somnifères pour calmer ces élans. C'était ça, la médecine.

-Mr Wims, Éteignez cette musique et allez vous coucher.

-Déjà, arrêtez de m'appeler constamment par mon nom. Et occupez vous de vos affaires.

 Ses affaires de jeune étudiante magnifique et sexuellement éveillée. Je ne noterais pas de nouveau qu'elle était vêtue d'un peignoire ridiculement petit, d'une nuisette et d'une sorte de boxer à dentelle. Ne vous en faites pas, ma libido était morte en même temps que ma femme. Depuis, seuls les mots me procuraient du plaisir. Je me levais. Éteignais la musique. Elle était tenace, cette voisine. Pas assez pour apprendre a son crétin de chien a ne pas uriner sur son paillasson, mais assez pour m'emmerder une bonne soirée.

-Merci Mr Wims. Maintenant, prenez vos médicaments et allez vous coucher.

 -Allez vous en, maintenant. Je ne vous dérange pas quand vous êtes avec votre petit copain, moi.

Elle me dévisagea. Ah, je comprenais un peu tard que ma phrase pouvait sous entendre que j'étais avec ma petite amie. La plume est une amante capricieuse....

-Mr Wims, Il est tard. Veiller aussi tard ne fera pas revenir votre femme. Allez vous reposer.

Ma femme, ça faisait déjà vingt ans que j'avais fait le deuil. Enfin, je m'exécutais. Je fermais la porte de mon bureau, en maugréant. Je jetais un coup d'oeil sur ma sixième page non finie. Encore une chose que je ne pourrais pas finir. Je pris mon médicament, sous le regard de ma voisine. Elle m'emmena jusque dans mon lit. Elle me borda presque. -Bonne nuit, Mr Wims. J'entendais de nouveau le « glongdinging » de ma porte. Puis, le bruit de ma porte qui se fermait. Arriverais un jour, a finir une seule de ces histoires....? Le torrent de mot en moi s'était arrêté. Pour l'instant. Je n'avais pas de souvenir d'avoir étanché cette soif, un jour.

A chaque fois, la fatigue ou la réalité me rattrapait, m'empêchant de finir ma fantaisie.

Morphée me tendait les bras. Je sombrais.
Par Pouet
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